Voyage à ROME
Ascension 2006 (25 au 28 mai)
Un récit de Françis Soulet
Voila maintenant quelque mois que nous préparons ce fameux week end. L’heure du
départ approche, et en regardant la météo on se dit que ce n’est pas encore
cette année que l’ACCM verra la basilique St. Pierre !
La veille du départ consultation de la météo, concertation… : nous décidons de
nous donner rendez-vous tôt le lendemain pour essayer de profiter de la fenêtre
météo que l’on soupçonne et qui nous permettra peut être de quitter la région
parisienne.
8 h 30 ce jeudi 25 mai : C’est bien ce qui était prévu ! Plafond bas, visibilité
très moyenne.
9 h 15 : Allez, faut partir avant que cela ne se dégrade vraiment.
L’Oscar 2 fois, l’Oscar Mike, le Yankee Lima, et le Zoulou Novembre décollent
vite fait. India Zoulou, quant à lui, attend un passager qui a le sommeil
profond, Michel fulmine. Je ne voudrais pas être à la place du retardataire
quand Michel l’aura en place gauche ! L’équipage du Delta Lima n’est pas encore
arrivé, on l’a au téléphone avant de décoller, ils sont presque arrivés au
terrain. André est passé chercher Dorothée, on ne demande pas d’explication. On
souhaite bonne chance au petit couple et on leur dit que, compte tenu de la
météo, on décolle sans attendre.
Bon, en vol ce n’est pas terrible : on se fait secouer, et si on veut rester VMC,
c’est entre 1200 et 1800 pieds. Plus on avance et plus on se dit que le Morvan
en direct, ça ne va pas le faire.
On décide de s’orienter vers la vallée de la Loire, cela s’améliore un peu : on
aperçoit la centrale de Cosne et on peut monter un peu entre 2500 et 3000 pieds.
A Moulins, direction Roanne puis St Etienne, ensuite la vallée du Rhône et là, on
sera sauvé ! Nous sommes en liaison avec Marseille info et l’on entend, sur la
fréquence, Denis demander un relais radio car il n’a plus le contact. Il annonce
qu’il se pose en urgence à Roanne car il a perdu quelque chose en vol.
Le Yankee
Lima arrive verticale Roanne et voit un avion bizarrement stationné la queue
dans l’herbe sur la bretelle d’accès à la piste. A 3000 pieds, on ne distingue
pas si c’est notre ami Denis. On demande à la radio si on peut nous confirmer
l’immatriculation de l’avion sur la piste, on se fait jeter par quelqu’un qui
nous dit de ne pas encombrer la fréquence… ??? Sont pas sympas là-bas.
Nous
décidons de nous poser pour vérifier par nous-mêmes. C’est bien notre ami Denis
qui est là, il a perdu un silencieux d’échappement quelque part entre Nevers et
Roanne. Après concertation avec son mécano, il décide de repartir pour Pont St.
Esprit où il pourra réparer ou changer d’avion. Il nous tiendra au courant. Nous
sommes rassurés, le Yankee Lima re-décolle direction Avignon, où il atterrit
avec un peu de vent de travers.
On avait bien vu qu’il y avait du vent vers Valence, le GPS indiquait 185 kt de
vitesse sol !
Avant de déjeuner, en attendant que tout le monde arrive et fasse le plein
d’essence, Pépé, mon épouse Eliane et moi sommes sur le tarmac. Soudain, Eliane
me tire par la manche et me dit : "c’est normal cet avion la bas ?" réponse
"NON"… comme pour me donner raison, les sirènes d’alerte retentissent.
J’aperçois un Robin qui fonce droit sur un hélico en train de faire le plein, un
biréacteur en train de démarrer ses moteurs et un autre en stationnement, le
tout agrémenté de figures acrobatiques, chandelles, mise sur la tranche à gauche
à droite, piqué… figures exécutées à moins de 20 mètres du sol entre la piste et
le tarmac, c’est risqué !. Il évite l’hélico…ouf… Finalement touché des roues,
freinage énergique et l’avion s’immobilise à moins de 10 mètres du biréacteur
qui fait chauffer ses moteurs.
Les pompiers arrivent, Pépé va aux renseignements.
Après ces émotions, il y a eu plus de peur que de mal. Nous allons déjeuner au «
Courtepaille » qui est à côté du terrain.
15 h00 : Nous enfilons les gilets de sauvetage et nous re-décollons pour Bastia.
La météo s’est nettement améliorée. Niveau 95, à Merlu on voit déjà la Corse. La
machine est réglée, çà ne bouge pas d’un poil et on avance à 170 kt. Tant mieux
la traversée sera plus courte !.
Atterrissage sans histoire.
Nous louons une voiture, direction hôtel Le Colibri. Je fais des allers retours
pour acheminer tout le monde. On a le temps, car, à Bastia, la voiture de piste,
c’est un QUAD qui ne peut acheminer qu’une personne à la fois, ça fait donc 20
allers et retours du parking à l’aérogare. Hé oui, nous sommes au complet :
Denis et sa famille nous ont rejoint. Il a pu louer un autre avion à Pont St.
Esprit, mais c’est un 120cv : il rame un peu.
Dîner chez Walter avec une grande table en terrasse dans une excellente
ambiance, chacun raconte sa journée, on rigole bien des différentes péripéties.
Nous décernons le prix du plus bel objet décoratif de jardin à Denis.
A peine ai-je fermé la porte de ma chambre que l’on y frappe vigoureusement.
C’est notre ami « Mister WAR » déguisé en pompier d’occasion, suivi de Pierrot
en caleçon, qui se sont trompés de chambre. Ils pensaient frapper chez Beryl et
Marie-line !
Je leur indique qu’elles sont après ma chambre sans préciser que c’est 2 PORTES
plus loin. Donc nos deux compères ont frappé à la porte suivante et ont réveillé
un brave touriste qui n’a pas très bien compris ce qui se passait.
Finalement, alertées par le bruit, Beryl et Marie-line sont sorties de leur
chambre et ont contemplé, interloquées, le spectacle qu’offraient Pierrot et
Mister WAR tirant par-dessus leur épaule le tuyau à incendie de l’étage et
tenant la lance comme un cierge. Je me demande bien quel message ils voulaient
faire passer !
C’est sur qu’avec Pierrot et Mister WAR on ne s’ennuie pas.
Vendredi matin, au petit déjeuner, profil bas, on n’a pas oser demander aux
autres clients ce qu’ils en pensaient.
9h00 : départ pour l’Aéroport, on ne traîne pas, nous voulons être à Rome pour
Midi.
Tiens, ce matin ce n’est plus le QUAD qui nous véhicule : ils ont mis une
bétaillère à notre disposition, mais sans siège et sans poignée pour se tenir.
Pourvu qu’ils ne nous cassent pas notre Pépé dans le transport !
Décollage
direction MOULE, premier point de report, au large entre Bastia et l’île d’Elbe.
Nous entendons Michel T. à bord de l’India Zoulou annoncer « abandon décollage,
problème de pneumatique ». En revenant prendre notre cap, on jette un coup
d’œil, tiens il y a le camion de pompier à côté de l’India Zoulou, et cette fois
ce n’est pas « Mister WAR », pas de fumée visible, on l’attendra à Rome…
 L’île d’Elbe arrive au milieu d’une mer d’un bleu éclatant sous le soleil. On
laisse le terrain de Marina de Campo sur la droite, direction Punta Ala, premier
point de report sur la côte Italienne.
Premier contact Radio en Anglais avec Grosseto, nous nous établissons en
croisière côtière à 2000 pieds jusqu'à Tarquinia où on nous demande de descendre
à 1000 pieds et de contacter Rome.
Evidement à 1000 pieds avec le relief environnant Rome ne nous reçoit pas, c’est
sûrement un truc pour avoir la paix !
On essaie tant bien que mal de suivre l’itinéraire imposé mentionné sur la carte
Jeppesen VFR et la carte de la région de Rome et comme nous n’avons pas rentré
dans le G.P.S. les points de report ni LIRU (URBE), le terrain de destination,
nous sommes condamnés à la navigation au cap et à la montre. On n’identifie pas
avec certitude Capranica, mais pas de problème sur la droite entre le relief on
aperçoit par moment le lago di Bracciano, c’est la bonne route.
On estime être à Passo Corese, point d’entrée Nord de Rome URBE. Comme nous n’en
sommes pas sûr, une petite reconnaissance de précaution s’impose avec un large
360° pour identifier le nœud autoroutier et la rivière. Pépé me tape sur
l’épaule et me dit : « c’est pas par là le terrain, on l’a dans le dos ». Je lui
réponds d’attendre encore 180° et il sera devant.
Bon, cap sur le terrain, il est temps de les contacter, d’autant plus qu’en
dessous les champs ont laissé la place à l’urbanisation, il y de plus en plus de
maisons, et devant on commence à voir distinctement le dôme de la basilique St
Pierre.
Je commence à me demander si un 180° ne serait pas opportun, car la Piazza
Navona est un peu courte pour se poser.
A cet instant, Urbe me demande si nous avons le terrain « in sight ».
Je réponds que non.
« Look on your right » qu’ ils disent.
Super le terrain est à 2 heures, finalement on est bien placé pour une vent
arrière établi et une base main droite que l’on nous autorise.
Préparation machine, on se pose et on re-fuel direct.
Au sol les formalités sont facilitées par le Général DI LORENZO, Président de
l’Aéro Club di ROMA qui nous accueille avec gentillesse et dévouement.
Il est temps de prendre des nouvelles d’India ZOULOU et de son équipage.
Mauvaises nouvelles : ils sont bloqués à Bastia en attente de pièces pour
réparer les freins.
Concertation sur le tarmac : comme Dorothée reste à Rome et qu’il y a une place
de libre dans le GLOO, nous décidons de renvoyer le Yankee Lima à Bastia avec
J.R. et « Mister WAR » pour récupérer François et Fabrice. Ce sera fait en moins
de 3 heures. Quand à Michel et René ils attendent les pièces envoyées à Bastia
par chrono poste.
Pendant ce temps, quartier libre.
Le petit couple du Delta Lima part de son côté, une partie de la troupe démarre
sans attendre visiter Rome.
L’autre, après avoir réglé le voyage du Yankee Lima (plan de vol, essence
etc….), est pris en charge par Olivier Brochet, notre contact à l’Ambassade de
France. Nous commençons d’ailleurs par visiter l’ambassade. Le Palais Farnèse
est de toute beauté, ils ont bon goût les diplomates. Puis, nous partons visiter
Rome à pieds.
L’aviation a ceci de paradoxal : c’est qu’une fois posé, on marche beaucoup.
Le groupe étant éparpillé, vive les téléphones portables : nous nous donnons
rendez vous à 20 heures à TERMINI sur l’esplanade.
La piazza Navona et la piazza san Pietro sont surpeuplées de touristes, nous
retraversons le Tibre au Château Saint-Ange, direction le Panthéon et sa coupole
ouverte. Puis direction l’église Saint-Louis-des-Français où l’on y voit les
tableaux illustrant la vie de Saint Mathieu. Les plafonds ornés de dorures et de
peintures allégoriques sont magnifiques. Nous nous dirigeons maintenant vers la
Fontaine de Trevi. Nous y faisons une pause glaces italiennes
et nous rêvons à
la « dolce vita ». Nous ne jetterons pas de pièces par-dessus notre épaule comme
le veut la coutume, pas la peine : c’est tellement beau que nous sommes certains
de revenir.

Au hasard de notre itinéraire vers le monument dédié à Victor Emanuel II, nous
visitons des églises toutes plus belles les unes que les autres. Puis se
découvre à nos yeux, le Forum et ses ruines magnifiques que nous traversons en
direction du Colisée.
La fatigue commence à se faire sentir et les ampoules aux pieds à se former pour
certains. Il est temps de se regrouper à T ERMINI et de rejoindre le cercle des
officiers « La Casa de Aviator » ou le Général Di LORENZO et Olivier nous
attendent pour le dîner. Nous sommes installés à l’extérieur, dans un patio, et
dînons dans la douceur d’une nuit d’été à Rome.
Hé oui, là bas, c’était l’été.
Au dessert, discours très sympathique, en français, du Général. Réponse faite
par Pépé : « on espère bien voir le Général à Persan ».
Samedi en fin de matiné, après les formalités facilitées par notre ami le
Général, nous décollons pour Cuers.
On passe verticale Paso Corese, en contact avec Rome qui nous indique le
prochain point de report Viareggo. Jacques cherche activement sur la carte et
s’inquiète de ne pas le trouver. Après une lecture attentive, on identifie le
point à 150 NM plus au Nord, après Pise. Il sont « cools » les contrôleurs
italiens. Réflexion faite quand on entend Pierrot dire « request longing the
cote » « avé l’accent » en anglais, on comprend aisément que les contrôleurs ne
souhaitent pas nous avoir trop souvent à la radio, et ne parlons pas de « Mister
War »…
La côte italienne défile tranquillement à 1500 pieds sous nos ailes, c’est
magnifique nous en avons plein les yeux.
Nous arrivons à proximité de la zone « P » qui nous barre la route, du sol à
3000 pieds. On nous avait dit qu’on pouvait quand même passer. Par mesure de
sécurité, on signale que nous sommes à 1500 pieds, 3 minutes avant la zone.
Réponse «continue, report to Viareggo ».
Bon, ça n’a pas l’air de les émouvoir décidément il sont vraiment « cools » ces
contrôleurs.
Genes arrive, Denis se pose pour re-fueler, c’est le seul, hé oui 120cv ! Puis
voila San Remo, on est frappé par l’alignement des parasols sur les plages tout
au long du trajet.
Nous passons avez Nice qui nous demande de descendre à 500 pieds QNH au large de
l’aéroport, et de rappeler EA, EB etc. ? c’est quoi tout ça ? Nous avons perdu
l’habitude. Bon, on se remet dans le bain et on fait ce qu’ils demandent. Tout
de même, les bateaux nous paraissent bien gros, mais non erreur, c’est un jet
ski…
C’est chouette la radio, sur la fréquence on entend l’India Zoulou s’annoncer à
MERLU suivi d’un petit commentaire de Michel « IZ vole a nouveau ». Ouf, ils
peuvent rentrer !
Arrivée à Cuers, la troupe re-fuel. Le resto du terrain accepte sans problème de
nous faire à déjeuner. En fait, il est 16h00. Une grande table est rapidement
dressée à l’ombre des muriers. Fabrice retrouve son amie qui n’a pas pu nous
accompagner, faute de jour de congé. Elle est venue passer le week end chez ses
parents à Cuers. On rigole bien une fois de plus autour d’un bon repas. C’est
une adresse à retenir !
17h30 : mon téléphone sonne, c’est l’hôtelier de Gap qui s’inquiète de ne pas
avoir de nos nouvelles. Pas de panique, on arrive, gardez les chambres !
L’arrière pays Varois est toujours aussi magnifique, à droite le lac de Sainte
Croix. Que de balades intéressantes à faire dans cette région… Puis voila les
Alpes de Haute Provence et l’on entend Denis à la radio, en approche, qui
signale des planeurs et des parachutistes. Fini la tranquillité, le stress
revient, on est pas trop de 4 pour assurer une veille active. Nous nous
annonçons à 3 minutes du Terrain de Gap. Le largueur, lui, s’annonce passant le
130 en montée, il va bientôt larguer, on évite la verticale. Nous nous posons et
voila les premiers parachutistes qui arrivent. Leurs voiles multicolores
illuminent le paysage. Certains font une dernière « vrille » avant de se poser,
c’est très impressionnant car on entend comme un feulement, c’est le bruit de la
voile dans l’air.
L’hôtel est super, le patron accueillant et il y a une piscine. 24° dans l’eau :
c’est tout bon ! La bande des irréductibles est dans l’eau en moins de temps
qu’il ne faut pour le dire.

Dîner en ville à Tallard, au Petit Marseillais. Problème : c’est à 3 kilomètres.
Le patron de l’hôtel dit « pas de problème, je vous prête des vélos, vous pouvez
prendre tous les vélos que vous voyez pour vous rendre au resto» O.K. on y va,
sauf Pépé qui trouve le bon filon : c’est la serveuse de l’hôtel qui l’emmène en
voiture avec 3 autres débrouillards.
Dîner sympa, on rigole bien une fois de plus.
On rigole un peu moins au retour par une nuit sans lune où on ne distingue même
pas les bandes blanches du bord de la route. On rigole encore moins à l’arrivée
car on est attendu par le père d’une gamine à qui nous avons emprunté son vélo
sans le vouloir; nous restituons l’engin. Nous nous excusons, tout va bien.
Dimanche matin, les Alpes. « Mister War » fait un détour par le Mont Blanc 13
000 pieds, si, si on a la preuve, chacun retient son souffle dans l’avion.
Nous arrivons en finale sur Annecy, sur la gauche de l’avion, des voiles de
parapentes. La tour nous annonce que c’est un championnat du monde qui se
déroule sur la crête.
L’équipage du Yankee Lima a assez mangé pendant le week end et décide de
repartir tout de suite. Atterrissage d’urgence à Autun : la météo s’est
dégradée, on ne peut pas passer. On se pose pour réfléchir et appeler les
copains qui sortent de table, pour leur dire de passer plus au Sud Ouest. Un
avion se pose, nous l’avons croisé un peu plus tôt, il faisait des ronds comme
nous pour essayer de passer. C’est un voisin de la région Parisienne, il est de
Creil, il se renseigne pour des chambres d’hôtel.
Nous avons pris une météo, grâce à un jeune de permanence au club local qui nous
a gentiment prêté son P.C. : sur Paris, c’est moins mauvais et ce n’est pas
soudé.
André aperçoit un trou au dessus du terrain, il décide de repartir vite fait
pour passer « on top ». Bonne idée mais le trou est bien petit et on a du mal à
spiraler pour monter en VMC. Enfin on y arrive grâce à l’expérience d’André.
Niveau 95 on est au dessus de la couche, on file vers Coulommiers. On contact
Seine info et on entend le Delta Lima, l’ Oscar 2 fois, et l’Oscar Mike donner
leurs positions plus à l’ouest.
Tout va bien, nous serons tous rentrés ce soir, à l’heure, à Persan, sauf «
Denis’s family » qui a dû rendre l’avion emprunté à Pont Saint Esprit. J’espère
qu’ils auront trouvé des places assises dans le T.G.V…
Françis Soulet
Retrouvez prochainement plein d'autres photos du voyage de l'Ascension sur le site ACCM en
page "Reportages".
Avions : F-BNIZ, F-GZDL, F-GLOO, F-GJOM, F-GKYL, F-GDKG
Participants : Michel Adler, René Lemaire, Michel Tholin, André Motte,
Dorothée Cochard, Pierre Van Hees, Fabrice Wilthien, Laurent Renaud, Louis
Pavie, Nicolas Vilars, Marie Line Vergne, Beryl Seeyave, François Joyeux, Philippe
Guerre, Jacques Ravaud, Elianne et Françis Soulet, Denis, Martine et Agathe Hugelmann.
Photos : Marie Line Vergne, Laurent Renaud, Jacques Ravaud, Louis Pavie,
Denis Hugelmann |