Des étapes mesurées pour aviateurs vite fatigués !
Deux équipages de trois personnes avec deux avions de 180 CV de deux clubs voisins, après
une courte préparation sur cartes embarquent le premier jour pour une première branche : Persan - Nîmes.
Avitailllement, ravitaillement sandwichs, météo, plan de vol et départ pour Castellon de la Plana, à
quelques nautiques au nord de la Valence espagnole, but de la première étape où on arrive en bonne forme
malgré de fortes rafales de vent.
C’est un petit terrain où l’acceuil est sympathique, l’avitaillement
facile avec paiement par carte visa et prix spéciaux pour avions de club. La taxe est modérée, cela
commence plutôt bien.
Le lendemain, plan de vol pour Alméria où l’on arrive après un cheminement de deux
heures et quelques le long de la côte ; les contrôleurs et contrôleuses sont compréhensibles et
compréhensifs, l’avitaillement par camion citerne bien qu’un peu longuet nous permet de repartir avec les
pleins vers Tanger après dépôt d’un nouveau plan de vol.Un très beau temps, la côte, la mer, les plages,
du béton, le plastique des serres, la mer, Gibraltar avec en vue la côte marocaine, l’annonce : « F – BH,
Tanger, bonjour ! », « Continuez » ! Non, vraiment, ce n’est pas de l’anglophobie, mais retrouver la
langue française pour les communications, personnellement, cela me soulage et me ravit.L’acceuil est
chaleureux, les démarches simples, l’avitaillement un peu folklo avec les bidons, la pompe à main et la
pompe à moteur de tondeuze à gazon. Il vaut mieux pour les différents paiments disposer de quelques euros
en espèces. Après un plan de vol déposé sur un itinéraire VFR imposé et tortueux vers Fes, la contrôleuse
nous conseille de demander à la tour, après décollage une directe sur Fes, sage conseil qui nous permettra
d’arriver à destination en un peu plus d’une heure.Acceuil remarquable, soirée typique, nuit réparatrice,
les deux équipages sont prêts pour la visite guidée de la médina, quelques emplettes souvenir et le retour
à l’aérogare vers midi. Météo, plan de vol et à 14 heures on se pose à Marrakrech, but de notre voyage où
nous sommes remarquablement acceuillis par le colonel de la patrouille « La marche verte », qui s’est mis
en quatre pour nous rendre le séjour à Marakkech agréable et facile.
Marrakech, à peine sommes-nous installés dans le club-house de
l’aéroclub royal, autour d’un thé à la menthe, qu’un orage violent vient confirmer la validité des
prévisions météo.
Voilà pour l’aller : Marakkech sous la pluie, l’Atlas dans les nuages,
nous sommes certes un peu déçus, mais grâce à la voiture louée, aux soirées folkloriques, à la vallée de
l’Ourika et à la visite d’Essaouira, nos trois journées seront trop courtes pour tout apprécier.
Le maillot de bain aura été un emport inutile, tant pis, on a joué les
touristes et le séjour était quand même d’excellente qualité.
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Des navigations à trois pour des trajets sans stress
Cartes au 1/1 000 000 avec le tracé pour la place droite, carte au 1/500 000 et cartes de terrains pour la place
arrière, log de nav, liste des fréquences pour le pilote qui fait la radio sous le contrôle des deux équipiers, GPS au
tableau de bord pour la confirmation des positions et des estimées, la répartition des tâches et la collaboration se
sont révélées très « rassurantes », surtout lors du suivi des cheminements VFR imposés en territoire marocain avec des
repères que l’on découvre pour la première fois.
Considérer le GPS comme seulement apte à confirmer nous était apparu comme sage et conforme à notre
culture aéronautique (la moyenne d’âge de l’équipage du BH était de 72 ans !)
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Le lendemain, après un très long briefing météo, on décide de déposer
un plan de vol pour Alméria où, malgré le début de la semaine sainte en Espagne, nous trouverons à loger les deux
équipages de trois personnes …
Alméria, Castellon de la Plana, avitaillement, déjeuner à l’Hôtel du Golf à deux
minutes à pied du terrain, nouveau plan de vol, transit de Barcelone, passage de la FIR, acceuil par le contrôleur de
Perpignan qui nous signale une météo médiocre chez lui, mais meilleure à Montpellier. On top, on ira jusqu’à Nîmes. La
boucle est bouclée ! Le retour sur Persan se fera sans problèmes le lendemain. |

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